Au terme de la Conférence Internationale Mobilité Durable et Climat (CIMDC 2026) à Abidjan, le sénateur de Loire-Atlantique et président de l'association Climate Chance, Ronan Dantec, tire un bilan résolument positif de l'événement. Entre essor du transport lagunaire ivoirien, impératifs d'adaptation et adoption de la « Déclaration d'Abidjan », il plaide pour un arrimage fort entre politiques de transport urbain et financements verts internationaux. Décryptage d'un sommet charnière pour l'avenir des métropoles du Sud.

 

Une alliance stratégique scellée au cœur de la métropole ivoirienne

Les rideaux sont tombés au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire sur la Conférence Internationale Mobilité Durable et Climat (CIMDC 2026). Co-organisé par l'ONG Codatu, l'Autorité de la Mobilité Urbaine dans le Grand Abidjan (AMUGA) et Climate Chance, sous l'égide du ministère ivoirien des Transports, ce sommet a réuni les décideurs clés de la mobilité et de l'environnement. 

 

Figure 1: Vue partielle du public lors de la déclaration d’Abidjan

 

Présent en première ligne, Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique et président de Climate Chance, rappelle que cette dynamique collaborative s'inscrit au cœur même de l'action de son organisation : 

« C'est un peu notre ADN de participer à cette mise en réseau de tous les acteurs pour délivrer des messages communs et échanger les bonnes pratiques »,explique-t-il, rappelant qu'il s'agit du second sommet majeur mené conjointement avec Codatu après l'étape de Dakar en 2022. 

Pour l'élu, la vocation de cette rencontre était claire : décloisonner la technique pour y insuffler l'urgence environnementale. 

« À côté des spécialistes des transports collectifs, nous avons apporté l'exigence d'intégrer les questions climatiques, tant sur le volet de l'adaptation que sur celui de l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre », souligne le parlementaire. 

Capter la finance verte pour moderniser les réseaux

L'enjeu n'est pas seulement écologique ; il est avant tout économique et structurel. Alors que le continent africain comptera 1,4 milliard de citadins à l'horizon 2050, la pression sur les infrastructures de déplacement impose des investissements colossaux. Pour Ronan Dantec, le levier budgétaire international constitue le nœud du problème. 

 

Figure 2: Plaidoyer de Ronan Dantec pour un meilleur financement des transports africains durables

 

« Aujourd’hui, la finance climatique et les mobilisations financières sur le climat doivent impérativement être mises au service des projets de mobilité. » Ronan Dantec, président de Climate Chance. 

En introduisant le prisme combiné du climat et de la biodiversité, les acteurs de la CIMDC 2026 entendent rendre les projets de transport des villes africaines directement éligibles aux mécanismes de financement vert mondiaux. 

 

Le modèle lagunaire d’Abidjan : fluidité et décarbonation

Parmi les moments forts des débats, les tables rondes techniques ont rencontré une forte adhésion. Ronan Dantec a notamment présidé un atelier dédié aux plans d’eau urbains, mettant en exergue les avancées ivoiriennes : 

« Nous avons tenu une session sur le transport lagunaire particulièrement dynamique, face à une salle comble », relate-t-il, saluant au passage la proactivité de l'AMUGA et des autorités ivoiriennes. 

Cette solution multimodale illustre concrètement la conciliation entre efficacité opérationnelle et écologie : décongestionner les artères saturées d'Abidjan tout en diminuant immédiatement l'empreinte carbone des déplacements du quotidien. 

 

Figure 3: Déclaration d’Abidjan présentée par les partenaires 

 

La Déclaration d’Abidjan : boussole des métropoles de demain

Pour le président de Climate Chance, la conférence a pleinement atteint ses objectifs opérationnels. La feuille de route finale se matérialise dans l'adoption de la Déclaration d'Abidjan, destinée à orienter les politiques publiques territoriales. 

Le texte insiste sans détour sur les priorités d'action : l'accès effectif aux guichets de financement, la montée en compétences via la formation locale, ainsi que l'interconnexion systématique avec les agendas climatiques mondiaux. 

« Tous ces éléments concourent à structurer le débat public sur l’importance cruciale des transports pour l’avenir des métropoles africaines, et pour notre avenir collectif à travers le climat », conclut Ronan Dantec.

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la rédaction